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Philippe Egalité : un singulier grand Maitre


Les dessous de la création du GODF
Article en consultation Libre !

Finalement ... et si la révolution française n’avait été qu’une vaste duperie menée par les partisans du Duc d’Orléans, finalement un complot issu du premier cercle royal n’ayant d’autre but que de déstabiliser le trône et d’y installer une nouvelle monarchie : les Orléans avec leurs complices comme Lafayette et d’autres ?... Dans ce cas là et seulement dans ce cas la Franc-maçonnerie avec ses arrières loges et clubs joua un rôle mais pas celui que l’histoire retiendra. Le livre "Montmorency-Luxembourg et son temps, fondateur du Grand Orient" est un véritable pavé dans la marre et démontre comment le peuple fut instrumentalisé au profit de quelques factieux dont le Duc d’Orléans, cousin du roi, votant sa mort (il n’était pas obligé de par sa condition même), renégat, parjure (au moment de sa condamnation à mort il prétendit n’être qu’un batard et renia ses origines, homme dépravé et débauché, spéculateur (l’affaire du Palais Royal) et Grand Maitre du Grand Orient de France !...

Faire la biographie de cet homme, premier grand Maitre du Grand Orient de France c’est énumérer la longue liste de ses trahisons au cours du temps, celle du 24 juin 1789 par exemple où il trahit son propre ordre, la noblesse pour s’allier avec le tiers état, celel du 14 juillet où c’est le duc d’Orléans qui fourbit l’attaque de la Bastille avec les pires crapules de la capitale. Ayant abreuvé à ses frais la populace dans les bouges qu’il détient autour du Palais Royal, sa royale propriété, il la laisse déferler sur la forteresse qui massacrera les gardes suisses. La populace satisfaite reviendra cuver son vin dans son palais toujours aux frais du duc D’Orléans ...

Un homme avait vu clair dans ses agissements, l’organisateur infatigable de l’Ordre maçonnique , le duc de Montmorency-Luxembourg. Pour lui le temps était compté et le 15 juillet il s’embarqua avec sa famille pour l’Anglettere comme un siècle auparavant la famille du fondateur de la Grande Loge de Londres, un certain protestant Jean Théophile Désaguliers ...

Les déconvenues de Montmorency-Luxembourg

Extrait

"La déstabilisation concertée de la monarchie, mise en œuvre de longue date par Orléans et ses séides, remontait au début des années 1770. Leur objectif réel, à savoir la déposition du souverain légitime et de la dynastie régnante au bénéfice de l’intrigant qu’était leur chef, n’avait été manqué que d’un cheveu. La minutieuse orchestration des émeutes populacières des 5 et 6 octobre 1789, leur apparente spontanéité, ne résistaient pas longtemps à l’analyse. L’implication des membres les plus en vue de la faction du duc d’Orléans devenait évidente. Dans le royaume de France, les deux années 1789 et 1790 avaient vu s’accentuer une double dichotomie, entre le gouvernement et le clan orléaniste d’une part, et entre la franc-maçonnerie écossaise et sa caricature, d’autre part. Il est aisé de concevoir que la carrière de son Grand Maître, même s’il n’en connut pas directement les quatre dernières années, les plus abjectes (il devait émigrer dès le 15 juillet 1789), ne pouvait qu’aviver les regrets de Montmorency-Luxembourg d’avoir mis un tel personnage à la tête de la franc-maçonnerie du royaume de France.

Entre 1785 et 1789, Montmorency avait vu Philippe d’Orléans multiplier les trahisons des principes fondamentaux de l’Art royal. Passe encore sur les écarts scandaleux de sa vie privée, ce qui n’éveillait guère la réprobation publique en un royaume qui en avait vu bien d’autres, et de pires au temps de la Régence. Ce qui soulevait l’indignation de l’administrateur général à l’égard du duc d’Orléans, c’était sa volonté déterminée de détourner, à des fins partisanes et pour ses intérêts personnels, les résultats des travaux et des recherches philosophiques effectués dans les loges, grâce à des acolytes à sa solde, également membres de l’Ordre.

A compter de 1785, tout en son Grand Maître le révulsait. Montmorency-Luxembourg, membre éminent de l’ordre de la noblesse, était disposé àaccueillir les nombreuses améliorations que réclamait l’état de la France, pourvu qu’il ne fût point porté atteinte aux lois fondamentales de la monarchie. Perçant à jour les ambitions politiques à peine dissimulées de Philippe d’Orléans, de remplacer le roi sur le trône de France, Montmorency ne lui pardonnait pas le double mépris dans lequel il tenait tant Louis XVI, souverain légitime, que l’Ordre dont, par sa propre imprévoyance, qu’il regrettait amèrement, cet homme méprisable était devenu le Grand Maître.

Toujours aussi efficace et minutieux dans l’administration du Grand Orient, Montmorency voyait, chaque jour, croître son inquiétude devant l’évolution catastrophique de la situation politique du royaume. À partir de 1787 Montmorency devint progressivement un homme politique à plein temps : il appuyait de toute son autorité la politique de Calonne, s’acquittait avec zèle de son mandat de président de l’Assemblée provinciale de l’Orléanais, et s’efforçait d’orienter l’Assemblée des notables vers des décisions concrètes et positives. Cela ne l’empêchait pas de se tenir informé du climat et des travaux des loges les plus en vue du Grand Orient. Ce qu’il en apprenait ne faisait que confirmer ses pires soupçons : au motif, maçonniquement légitime, d’œuvrer au profit d’une humanité meilleure et plus éclairée, c’est àune véritable contre-mine du régime monarchique en place que se livraient les partisans du duc d’Orléans, au profit de ce dernier, bien évidemment.

Montmorency eut l’occasion de vérifier, par lui-même, les procédés équivoques utilisés par Orléans et ses complices. Entre les diverses sociétés àcaractère politique qu’ils avaient organisées dans les loges, en violation de tous les principes de l’Ordre, l’une d’entre elles, la plus influente, sans doute, était le Comité des Trente. On le voit aisément, ses buts et ses méthodes qui impliquaient une approche déterminée mais paisible et s’étalaient sur la durée, ne pouvaient que s’opposer radicalement à ceux du clan des partisans d’Orléans.

En fait, comme il le constata rapidement, les hommes de la faction d’Orléans visaient seulement le coup d’État : détrôner Louis XVI et le remplacer par le duc d’Orléans. Pour ce faire, ils poussaient, inlassablement, par une subversion de tous les instants, à une rupture rapide, totale et fracassante.

Chaque jour apportait une désillusion supplémentaire à Montmorency Luxembourg, désespérément fidèle à son roi, à son pays et à l’Ordre maçonnique. Le souverain semblait avoir abandonné le sens de ses devoirs les plus impérieux, le royaume était déchiré par d’innombrables émeutes fomentées par des intrigants ou des factieux, et l’Ordre, oublieux de son éthique impérative, paraissait s’abandonner aux mains d’ambitieux sans scrupule. L’avenir se profilait aux couleurs les plus sombres."

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- Montmorency-Luxembourg et son temps
- Le mystère de la Rose Blanche
- Les fresques alchimiques de Cimiez



Posté le 6 juillet 2009