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Michel Maffesoli

Les recherches de Michel Maffesoli visent à comprendre la dimension plurielle du social en privilégiant des thèmes comme l’imaginaire, l’émotion, les affects, le sensible. En scrutant les pratiques banales de la vie quotidienne au moyen d’une approche compréhensive, il établit une harmonie entre l’objet de sa recherche, la socialité, et une méthode dégagée des pensées convenues. Il révèle ainsi les cultures naissantes dans la postmodernité.

Article en consultation Libre !

Professeur à la Sorbonne, le sociologue Michel Maffesoli est également directeur de la revue internationale de sciences humaines et sociales, Sociétés, secrétaire général du Centre de recherche sur l’imaginaire et directeur du Centre d’études sur l’actuel et le quodien (CEAQ). Ce laboratoire de recherche s’intéresse principalement aux nouvelles formes de socialité et à l’imaginaire sous ses formes multiples. Michel Maffesoli a d’ailleurs publié de nombreux livres et articles sur le rapport qu’entretiennent nos sociétés à la question de la temporalité, dont L’Instant éternel. Le retour du tragique dans les sociétés postmodernes (Denoël, 2000).

En 1957, Roland Barthes, faisait le portrait éclaté de la société française en décodant, sur un mode narquois, ce qui la composait en une sorte d’idéologie française.

Ce livre eut l’importance que l’on sait et les « Mythologies » sont aujourd’hui mythiques.

En 2008, c’est Michel Maffesoli qui décrypte notre francité, et un peu au-delà, dans un abécédaire qui va de l’Abbé Pierre à Zidane, en passant par Chabal, le loft, Sarkolène et les tatouages.

Michel Maffesoli croit déceler dans les mythes actuels l’avènement d’une société dionysiaque au détriment de la vision prométhéenne qui gouvernait le monde jusqu’aux années soixante.

Après le mythe du progrès vient le temps de la jouissance et de l’immédiateté. L’émotion remplace la raison, l’individu (fût-il regroupé en tribu) le collectif. De la croyance en la modernité nous passons à l’adoration des idolâtries postmodernes.

Il écrit : « le plaisir d’être est certainement, la catégorie essentielle des mythologies postmodernes et des icônes qui les expriment ». « Ici et maintenant » régit notre société. L’auteur, sarcastiquement démontre et démonte ce qui la fonde. Il se garde bien d’en porter un jugement de valeur mais donne une signification, sinon un sens, à ce qui crée à travers nos habitudes et notre environnement, un nouveau « contrat social ».

Voir également chez Publipole : Voyages de Michel Maffesoli Editions Dervy

La suite ici : Violence et postmodernité : notre part d’ombre


- Michel Maffesoli, Du Nomadisme : Vagabondages initiatiques, Le livre de Poche, Paris, 1997
- Michel Maffesoli, Éloge de la raison sensible, Éditions Grasset, Paris,1996
- Michel Maffesoli, Aux creux des apparences, pour une éthique de l’esthétique, Paris, Plon, 1990
- Michel Maffesoli (dir.), Anthropologie des Turbulences, hommage à G. Balandier, Éditions Berg, Paris, 1985
- Michel Maffesoli, Essai sur la violence banale et fondatrice, Éditions Méridiens-Klincksieck, Paris, 1984
- Michel Maffesoli, La conquête du présent, sociologie de la vie quotidienne, Éditions P.U.F., Paris,1979

Posté le 23 juillet 2008 par Keystone