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Jean d’Ormesson

Article en consultation Libre !

Jean d’Ormesson est le fils d’André d’Ormesson, ambassadeur de France, de la grande famille d’Ormesson. Il a passé son enfance dans le château de Saint-Fargeau, qui appartenait à sa mère. Cet épisode de sa vie est évoqué dans Au plaisir de Dieu. Il a aussi passé une partie de sa jeunesse en Bavière.

Ancien élève de l’École normale supérieure, licencié ès lettres et histoire, agrégé de philosophie.

En 1950 il devient Secrétaire général du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines à l’UNESCO, puis en devient le président en septembre 1992.

Il est rédacteur-en-chef adjoint (1952-1971), membre du comité de rédaction (depuis 1971) puis rédacteur-en-chef de la revue Diogène (Sciences humaines). Haut fonctionnaire, il est attaché à divers cabinets ministériels (celui de Maurice Herzog à la Jeunesse et aux Sports) et aux délégations françaises à plusieurs conférences internationales : Conférence de la paix, Assemblée générale des Nations unies (1948).

Il fut directeur du Figaro, Il rédigeait chaque semaine un article dans le supplément du dimanche de ce quotidien dont le rédacteur en chef était Louis Pauwels (co-auteur du Matin des magiciens).

Les romans de Jean d’Ormesson échappent souvent aux conventions du genre romanesque, en particulier à la construction d’une intrigue autour de quelques personnages. De nombreuses digressions, un défilé permanent d’anecdotes où se déploient l’humour et l’érudition du normalien, quelques motifs récurrents, en font une inlassable méditation sur le Temps, qui peut prendre parfois aussi l’allure d’un traité de vie : La Gloire de l’Empire, Dieu sa vie son œuvre, Histoire du Juif errant, La Douane de mer, Presque rien sur presque tout. La dimension autobiographique est toujours très présente, en particulier dans Du côté de chez Jean, Au revoir et merci, Le Rapport Gabriel, C’était bien, livres à mi-chemin du récit et de l’essai où d’Ormesson parle de lui-même, non sans de fortes répétitions, se dépeignant avec une vraie-fausse modestie face à toutes ces embûches qui voudraient nous priver du simple bonheur d’exister.

Dans ses derniers livres, il explore d’autres voies (Casimir mène la Grande Vie), introduisant des personnages différents (Voyez comme on danse) ou brisant l’icône du d’Ormesson gai (Une Fête en larmes).

Jean d’Ormesson continue régulièrement sa collaboration à la rubrique « Débats et opinions » du journal Le Figaro.

L’Amour est un plaisir (1956) Du côté de chez Jean (1959) Un amour pour rien (1960) Au revoir et merci (1966) Les Illusions de la mer (1968) La Gloire de l’Empire (1971), (Grand prix du roman de l’Académie française). Premier grand succès d’édition de l’auteur. Au Plaisir de Dieu (1974) Le Vagabond qui passe sous une ombrelle trouée (1978) Dieu, sa vie, son œuvre (1981) Mon dernier rêve sera pour vous (1982) Jean qui grogne et Jean qui rit (1984) Le Vent du soir (1985) Tous les hommes en sont fous (1985) le Bonheur à San Miniato (1987) Album Chateaubriand (1988) Garçon de quoi écrire (avec François Sureau, 1989) Histoire du juif errant (1991) Tant que vous penserez à moi (entretien avec Emmanuel Berl, 1992) La Douane de mer (1994) Presque rien sur presque tout (1995) Casimir mène la grande vie (1997). Une autre histoire de la littérature française (tome I, 1997 et tome II, 1998) Le Rapport Gabriel (1999) Voyez comme on danse (2001, Prix Combourg) C’était bien (2003) Et toi, mon cœur, pourquoi bats-tu ? (2003) Une fête en larmes (2005) La Création du monde (2006) Odeur du temps (2007) Editions Héloïse d’Ormesson



Posté le 11 janvier 2008 par Keystone