Actualités A paraitre Echos de la Presse Interviews Les Editeurs Nos archives Nos dossiers Médiathèque Photothèque Portraits d'Auteurs Publications Sites Syndiqués |
Benoit XVI et les traditionalistes |
|
ROME, le 21 octobre 2006 - Il y a quelques temps, une information du Vatican a donné à entendre que le pape Benoît XVI aurait préparé un document - un Motu proprio - dans lequel il donnerait des instructions concernant une réhabilitation totale de la forme qu’avait la liturgie romaine avant Vatican II.
Benoit XVI et les traditionalistes par Olivier Pichon et l’abbé Grégoire Clier. Editions Entrelacs
Présentation de l’éditeur :
Les catholiques traditionalistes, on en parle beaucoup. Depuis trente ans, ils ne cessent de revenir dans l’actualité. On croit bien les connaître ; Mgr Lefebvre et Saint-Nicolas du Chardonnet, soutanes et messes en latin. Mais qui sont-ils vraiment ? D’ou viennent-ils ? Que veulent-ils ? L’élection de Josef Ratzinger comme pape sous le nom de Benoît XVI a été percue par ce courant religieux comme une " divine surprise ". Les positions conservatrices du pape sont notoires ; il désire faire rentrer les traditionalistes dans l’Eglise grâce à des " accords ". Pourquoi Benoît XVI s’y intéresse-il ? Les traditionalistes sont-ils disposés à signer de tels accords ? Afin de comprendre leur état d’esprit, Olivier Pichon, journaliste et historien, a voulu aller à la source. Il a interrogé l’abbé Grégoire Celier, depuis vingt ans prêtre de la Fraternité Saint-Pie X (la congrégation fondée par Mgr Lefebvre). Il lui a demandé d’expliquer la position de la Fraternité Saint-Pie X sur les propositions venant de Rome. Il n’a pas hésité à lui poser toutes les questions et objections qui sont celles de chacun de nous. Un dialogue parfois brutal, sans concession ni langue de bois, très éclairant, qui nous renseigne enfin sur les positions réelles de la mouvance traditionaliste.
Biographie de l’auteur :
Olivier Pichon, agrégé d’Histoire, est journaliste de presse et de radio. L’abbé Grégoire Celier, ancien professeur de philosophie, est aujourd’hui éditeur religieux. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages de philosophie et d’histoire religieuse.
Vers une réforme de la réforme ?
Il y a quelques temps, une information du Vatican a donné à entendre que le pape Benoît XVI aurait préparé un document - un Motu proprio - dans lequel il donnerait des instructions concernant une réhabilitation totale de la forme qu’avait la liturgie romaine avant Vatican II. La nouvelle a été reçue "cinq sur cinq" par ceux qui attendaient une telle directive, comme par ceux qui s’offusquent d’une possibilité de pouvoir célébrer la messe "à l’ancienne".
Naturellement, une telle nouvelle touche tout le petit monde catholico-français... ou franco-catholique. Certains évêques se fâchent tout rouge en disant qu’on ne peut pas instaurer un bi ritualisme dans les diocèses. Mais n’ont-ils pas réalisé qu’il existe depuis 40 ans un multi ritualisme qu’ils ont eux-mêmes laissé se mettre en place ? D’autres évêques n’acceptent pas ce qu’ils appellent un "retour en arrière". Mais peuvent-ils ignorer que le problème liturgique qu’ils ont sous les yeux est le résultat d’années de silence épiscopal face aux fantaisies liturgiques généralisées qui leur avaient pourtant été signalées ?
On ne récolte que ce qu’on a semé...
Mais il y a encore un autre son de cloche : c’est celui du monde "traditionaliste". Lorsqu’on consulte certains blogs ou certains sites internet, on ne peut qu’être étonné du ton employé par certains "traditionalistes" (le terme n’a ici rien de péjoratif) ayant entendu parler du futur document magistériel. Certains de ces fidèles attachés à la liturgie préconciliaire semblent soudain pris d’une véritable frénésie de revanche ; ils se disent que "ça y est : la roue tourne enfin". Et ils croient que l’histoire va leur donner raison.
Mais posons une autre question : qu’est-ce qui peut pousser le Saint-Père Benoît XVI à publier un document en faveur d’un retour officiel de l’ancienne forme du rite romain ? Réponse possible parmi d’autres : n’est-ce pas, au-delà de la seule question liturgique qui a toute son importance, le souhait d’affaiblir le mouvement "traditionaliste" ? Car contre qui, contre quoi, pour qui et pour quoi se battrons les "traditionalistes" une fois qu’ils auront obtenu la liturgie à laquelle ils tiennent et qu’ils réclament depuis Vatican II ? Contre le Concile lui-même ? Ce serait une grave erreur de leur part et ils le savent bien : dans chacun de ses discours, en effet, Benoît XVI se dit attaché d’une façon inconditionnelle à l’oeuvre de Vatican II. Ce qui, soit dit en passant, devrait apaiser les craintes de nos évêques conciliaires ou prétendus tels.
En réalité, il est permis d’imaginer que lorsque les "traditionalistes" auront obtenu la liturgie qu’ils ont toujours souhaitée, ils ne pourront plus aspirer à d’autres revendications. Et n’ayant plus de doléance fédératrice à formuler, leurs mouvements finiront peu à peu par s’étioler.
Pour autant, cela résoudra-t-il la crise liturgique qui, qu’on l’admette ou pas, est bien réelle ? Sûrement non, car cette crise est aujourd’hui partagée d’une façon ou d’une autre par tous, qu’on soit "traditionaliste", "conciliaire", ou "prétendu conciliaire".
Voilà pourquoi il est également permis d’imaginer que le document que Benoît XVI a prévu de publier en faveur des "traditionalistes" dépassera la seule question de la liturgie dite "tridentine", afin de permettre in fine une évolution dans le bon sens. Ce document ne pourra de toute évidence que converger avec l’exhortation post-synodale dont on attend aussi la publication et qui abordera la question fondamentale de l’Eucharistie en allant plus loin que la seule question du choix des rites.
Notre rôle à nous, au sein de l’Association Pro Liturgia, est justement d’amener peu à peu à la "réforme de la réforme" souhaitée par tous, et qui ne pourra se faire ni sur la base d’un retour pur et simple à la la forme anté conciliaire du rite romain (forme "extraordinaire") ni sur la base d’une pérennisation des mauvaises habitudes prise dans la majorité des paroisses qui se réclament du Concile, mais essentiellement sur la découverte de ce que doit être vraiment la forme "ordinaire" de l’unique rite romain.
Pour ce faire, nous ne devons surtout pas nous priver d’employer toute la palette des éléments liturgiques que d’aucuns peuvent juger dépassés : l’intégral de la célébration en latin, l’usage sans limite du chant grégorien, la célébration dite "dos au peuple", la dignité des célébrations... autant d’éléments positifs contre lesquels les évêques ne peuvent rien parce que, précisément, ils sont - comme pourrait bien leur rappeler Benoît XVI en citant les termes de Vatican II - les gardiens et les promoteurs de la liturgie de l’Eglise.
Mgr Calude Dagens et la liturgie
Dans un article paru dans l’hebdomadaire "La Vie", Mgr Claude Dagens, Evêque d’Angoulême, a jugé "grave et inquiétant" le projet attribué au pape Benoît XVI d’autoriser à nouveau la messe dite "de S. Pie V". "Si jamais on voulait, de manière autoritaire, imposer un bi ritualisme, on serait dans une situation grave et préoccupante", note Mgr Dagens, qui estime qu’alors l’unité de l’Eglise serait en jeu. Pour lui, "il y a des raisons très profondes et douloureuses" dans le schisme des traditionalistes, "qui sont théologiques".
Qu’on nous permette de conseiller respectueusement à Mgr Dagens de lire les lignes qui suivent :
"Cette profondeur inimaginable du don de Dieu [dans l’Eucharistie] accuse nos étroitesses et nos refus, et nous appelle à sortir de nous-mêmes pour mettre en oeuvre la réconciliation et l’amour fraternel. (...) Pas d’Eucharistie authentiquement digne du Christ sans engagement au partage, au pardon et à la réconciliation. (...) Il nous arrive, à nous chrétiens, d’être frappés d’amnésie, d’oublier la réalité de ce que Dieu fait pour nous, de passer à côté de sa présence. Il nous arrive aussi de céder au scepticisme ambiant, et de nous consoler en observant pour ainsi dire du dehors les tensions qui traversent notre Eglise. A moins que nous ne nous disputions pour savoir si nos messes sont modernes ou traditionnelles, ou que nous choisissions la fuite, lointaine ou proche, pour ne plus voir la détresse de ces frères qui attendent de nous des gestes effectifs de compréhension et de solidarité. (...) Déjà en 1976, à Lourdes, Mgr Etchegaray était amené à constater que (...) "à travers les remous actuels autour de la messe, il nous faut entendre la sourde et vitale aspiration de croyants pour qui l’Eucharistie demeure le grand signe par lequel le chrétien s’identifie au Christ et donc y puise sa propre identité."
Ces propos, qui datent de 1981, sont signés... de l’Abbé Claude Dagens
Et les évêques ?
Selon une enquête publiée par « Le Monde des religions » en janvier, les Français ne sont plus que 51 % – contre 80 % il y a vingt ans – à se définir comme catholiques, une moitié seulement jugeant « certaine » ou « probable » l’existence de Dieu. Moins d’un croyant sur dix pratique régulièrement. Les catholiques prient peu, ne vont pas souvent à la messe et prônent le mariage des prêtres. C’est sans doute ce qui amène les évêques de France à défendre l’ouverture de l’Eglise qu’incarnait notamment l’abbé Pierre.
Benoît XVI a-t-il déterré la hache de guerre des rites dans l’Eglise catholique ? L’annonce par le Vatican qu’il accède à la demande des traditionalistes de libéraliser la messe en latin de saint Pie V a ravivé des passions françaises dont la « fille aînée de l’Eglise », qui a d’autres soucis pastoraux, se serait volontiers passée. Mais voilà, Benoît XVI a de la suite dans les idées ! Et celles qu’il a sur la liturgie sont assez carrées. Il a donc pris de vitesse les évêques français, vexés par ce manque caractérisé de collégialité, pour remettre en cause la réforme liturgique du concile Vatican II qu’il n’a jamais vraiment appréciée.
En fait, le pape, suivant sa méthode, qui en rappelle une autre, consistant à « donner du temps au temps », a patiemment avancé ses pions. Aussitôt élu, en avril 2005, il prévient ses cardinaux électeurs de son intention de se rapprocher des traditionalistes séparés de Rome depuis le schisme de Mgr Marcel Lefebvre en 1988. Quatre mois plus tard, en septembre, il reçoit en audience le successeur de ce dernier à la tête de la Fraternité Saint-Pie X, Mgr Bernard Fellay, dans sa résidence d’été de Castel Gandolfo. En octobre 2006, il valide la création de l’institut du Bon Pasteur, dans le diocèse de Bordeaux, qui accueille cinq prêtres dissidents lefebvristes : en échange de leur ralliement, le Vatican les a autorisés à célébrer la messe selon le rite institué par le concile de Trente au XVIe siècle.
Dans la foulée, on apprend que le pape s’apprête à signer un décret officialisant la restauration de l’usage de la messe en latin, qui était tombée en désuétude depuis 1969. A la fin décembre 2006, tout indiquait que la commission des cardinaux chargés de préparer le texte allait donner le feu vert à Benoît XVI. Et ce, malgré les réticences exprimées au nom de l’épiscopat français par son président, Mgr Jean-Pierre Ricard, cardinal-archevêque de Bordeaux.
Pourquoi le pape remet-il en cause la réforme la plus spectaculaire et la plus emblématique du concile Vatican II ? Pour des raisons relevant à la fois de la doctrine, de la stratégie et de la psychologie. Motifs doctrinaux d’abord : le pape est le gardien de l’unité de l’Eglise catholique ; il est donc dans sa fonction quand il veut ramener au bercail des brebis égarées. De plus, Benoît XVI n’a jamais digéré le schisme de 1988. Alors préfet de la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi, Mgr Joseph Ratzinger s’était démené jusqu’au bout pour éviter la rupture. En vain. Il s’était cassé les dents sur l’arrogante détermination de Mgr Lefebvre.
Une Eglise en manque de prêtres
Pour Benoît XVI, la messe en latin ne pouvait pas être un motif de divorce car, déclarait-il en 1998, « le concile a ordonné une réforme des livres liturgiques, mais il n’a pas interdit les livres antérieurs ».Par ailleurs, la messe de Paul VI promulguée en 1969 pouvait être dite en langue vernaculaire ou latine. Mais l’usage de la première qui facilite la compréhension des fidèles l’avait largement emporté sur celui de la seconde.
Raisons d’ordre stratégique ensuite : face à la disette des vocations qui sévit en Europe occidentale, les paroisses et les séminaires ensoutanés de la nébuleuse traditionaliste représentent du « grain à moudre » pour une Eglise en manque de prêtres. Ils drainent une population (deux cent cinquante mille fidèles environ dans le monde, dont la moitié en France) qui, contrairement à une idée reçue, est moins âgée que la moyenne des paroissiens français : la forte présence de jeunes au pèlerinage annuel de la Pentecôte à Chartres en est une illustration. Ces données ne peuvent laisser inerte un pape qui cherche à enrayer l’hémorragie spirituelle et intellectuelle du catholicisme européen.
Sur un plan plus tactique, en libéralisant le rite latin, principale revendication des catholiques traditionalistes, le Vatican espère à la fois désamorcer le conflit et tirer profit des divisions internes entre adversaires et partisans de la réconciliation avec Rome. Enfin, des facteurs psychologiques liés à la vie et à la personnalité du pape Ratzinger expliquent ses objections sur la réforme liturgique du concile. Benoît XVI aime les pompes de l’ancienne liturgie qu’enfant il a connues en Bavière. En 1968, le théologien ouvert qu’il a été au concile est scandalisé par la contestation bruyante et parfois violente dont font l’objet des valeurs présumées « éternelles », comme l’autorité, la sacralité, la transmission des croyances. Depuis, le dossier liturgique fait partie de son arsenal conservateur.
Souvent, dans ses déclarations et ses écrits, Ratzinger s’en prend sévèrement aux « abus » de la liturgie moderne : celle-ci, regrettait-il en 1997, « doit devenir plus courte ; et tout ce que l’on juge incompréhensible doit en être écarté ; il faut tout transposer dans une langue encore plus “plate”. Mais ainsi, l’essence de la liturgie et des fêtes liturgiques est fondamentalement méconnue. Car, dans la liturgie, on ne comprend pas seulement de manière rationnelle... mais d’une manière complexe, avec tous les sens, et on est admis à une fête qui n’est pas inventée par une commission quelconque, mais qui vient à soi du plus profond des millénaires et, en fin de compte, de l’éternité ». Quel catholique traditionaliste ne signerait pas des deux mains ce vibrant éloge d’une liturgie venant du fond des âges ?
Le problème minoré par ce pape nostalgique, friand de cérémonies et de parures fastueuses, est que la critique traditionaliste ne se limite pas à la liturgie. Elle porte aussi sur les grands principes solennellement proclamés par le concile : la liberté religieuse, l’œcuménisme, le dialogue interreligieux, une vision positive de l’humanité. Les émules de feu Mgr Lefebvre récusent, souvent avec virulence, ces options qu’ils interprètent comme des signes d’abdication de la foi catholique devant la modernité. Le schisme de 1988 a ainsi été précipité par l’ire provoquée chez les traditionalistes par la rencontre interreligieuse pour la paix lancée par Jean-Paul II en 1986 à Assise. Cet événement a été stigmatisé par les chiens de garde de la tradition, celle-ci étant transformée en machine de guerre contre la sécularisation ; il a précipité, plus que la messe en latin, la consommation de la séparation et l’excommunication de ses auteurs.
« La liturgie n’est pas seulement affaire de culte, rappelle Patrick Prétot, moine bénédictin et professeur de liturgie à l’Institut catholique de Paris. Parce qu’elle est la vie de Dieu communiquée par l’Esprit saint à l’Eglise, elle participe pleinement à la mission de l’Eglise dans le monde et le temps. »La messe dite face au peuple, selon le rite conciliaire, et celle dite dos au peuple, selon le rite tridentin, représentent deux conceptions bien distinctes de l’Eglise. La première est pastorale : elle favorise la participation active des fidèles. La seconde est juridique : elle implique la soumission des fidèles à un carcan de règles et de rites immuables.
La perspective de faire cohabiter deux rituels aussi différents dans leurs diocèses n’enchante pas la majorité des évêques français. Ils craignent la cacophonie dans leurs paroisses ; pis, des dissensions menaçant l’unité de leurs églises locales. Depuis huit ans, les deux formes du rite catholique, l’ancienne et la nouvelle, sont célébrées dans la paroisse Saint-Eugène - Sainte-Cécile, dans le 9e arrondissement de Paris. Mais ce laboratoire du biritualisme montre des défaillances. Le curé peine à pacifier les relations entre ses ouailles et doit essuyer la surenchère intempestive d’une minorité de traditionalistes.
Lors de leur assemblée plénière à Lourdes, en novembre 2006, les évêques ont rappelé dans un message inhabituel de soutien à leur président, Mgr Ricard, leur attachement à la messe de Paul VI. Elle ne doit pas dans leur esprit faire les frais d’une réconciliation, aussi « fraternelle » soit-elle, avec les traditionalistes. Ces derniers proféraient, il n’y a pas si longtemps, des insultes contre l’épiscopat : en première ligne, jamais avare d’une provocation, M. Philippe Laguérie, le très médiatique curé de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, église occupée illégalement depuis 1977, à Paris. Il a rallié en septembre 2006 l’institut du Bon Pasteur en promettant qu’il saurait profiter de l’autorisation que lui a donnée Rome d’émettre des « critiques sérieuses et constructives »de Vatican II. Cette largesse est incompréhensible pour nombre de catholiques conciliaires : ils se souviennent que les critiques de Mgr Jacques Gaillot ou de mouvements laïcs réclamant plus de démocratie dans l’Eglise n’ont pas bénéficié de la même indulgence.
Le concile Vatican II est-il mis à mal par la décision de Benoît XVI de restaurer l’ancienne liturgie ? Ce qui le remettrait fondamentalement en cause, ce serait la liquidation de ses grands principes. Or, après le malheureux loupé de Ratisbonne (Regensburg, en Allemagne), Benoît XVI a profité de son voyage en Turquie pour manifester son intention de poursuivre le dialogue avec les autres Eglises chrétiennes et les autres religions, dans le droit-fil des orientations du concile. Le cap de l’ouverture aux autres est donc maintenu ; mais selon une interprétation restrictive de Vatican II et une conception immobiliste de l’Eglise. La réhabilitation de la « messe de toujours », revendiquée avec succès par les traditionalistes, est la démonstration éclairante et la marque du conservatisme tranquille de Benoît XVI.
Source : le monde diplomatique - Michel Cool